Pourquoi les passagers de ce train n’ont pas vu arriver ce terrible déraillement (et 3 symptômes du surentrainement)

C’est la semaine qu’il te faut pour te transformer en meilleur coureur…

Je reçois de nombreux commentaires et réponses à mes emails.

Et je vous en remercie tous.

Si tu m’as envoyé un petit message, je vais y répondre personnellement prochainement.
(je réponds toujours même si parfois cela peut prendre plusieurs jours)

Aujourd’hui, j’aimerais que l’on étudie une réponse que j’ai reçue.

Pour voir les erreurs faites et ce que tu dois faire pour ne pas les commettre.

Un commentaire de Karine :

« J’ai fait un marathon en juin et depuis pas trop de motivation. Car j ai mal à la naissance de la cheville.

L’ostéopathe m’a remis en ligne enfin ce qu’il a pu…
Depuis je fais du vélo de route et j i du mal à concilier les deux…

Mes acolytes de courses sont blessés… Je n’aime pas courir la nuit…

Enfin pas grosse motivation d’habitude en janvier je fais un trail de 23.4 km cette année pas d’envie…. aucune liste de courses faîte ce jour

Voilà voilà déprime en vue docteur »

Les blessures, c’est bien la hantise numéro 1 du runner…

Car elle t’empêche de courir, même temporairement.

Et c’est une énorme frustration qui s’empare de toi.

Karine n’est pas la seule. Ses compagnons de course également.

Comme 70 % des coureurs qui se blessent selon une étude américaine.
(je sais je la répète souvent, mais il faut que cela rentre dans ton esprit)

Peut-être, tu as déjà été blessé également.

Pour les éloigner, il faut chercher les erreurs.

Ce n’est pas évident quand on a la tête dans le guidon.

Quand on prépare un marathon.

Que l’on s’entraine en groupe.

Mais qu’à côté, on a la famille, les enfants, les amis, et la vie professionnelle aussi.

Il faut TOUT gérer et ce n’est pas évident.

J’ai donc suggéré plusieurs pistes à Karine pour le rétablissement de sa cheville.

Mais dans son commentaire, ce n’est pas ce qui m’a alerté.

Qu’est-ce qui ne va pas alors ?

Elle et tous ces compagnons d’entrainement sont blessés.

Tu connais certainement cette expression autour de la théorie de la coïncidence :

« Une fois, c’est du hasard, deux fois, c’est une coïncidence, et trois fois, c’est l’action de l’ennemi (ou un complot). »

Ce que je veux dire par là, c’est qu’il n’y a aucun hasard quand tout un groupe est blessé.

Cela vient uniquement d’un seul facteur.

Lequel ?

L’entrainement.

Ou plutôt le surentrainement…

Car soyons clair, pour arriver à un niveau de fatigue extrême qui entraine des blessures et une lassitude dans un groupe de coureurs, c’est que le surentrainement est passé par là.

Le point faible des groupes est l’allure générale et non individualisée.

Tu as tendance à suivre plus fort que toi, à t’accrocher au groupe, et à ne pas respecter tes propres allures.

De plus, quand tu as un objectif en commun, les coureurs ont aussi tendance à faire de chaque entrainement une compétition.

Toujours finir devant le copain est un mécanisme que l’on enclenche régulièrement même insconsiencement.

Et si tu ne cours qu’en groupe, tu dois te méfier du pouvoir d’attraction du groupe :

Qu’est-ce j’entends par là ?

Si plusieurs membres du groupe arrêtent de courir, alors les membres restants arrêtent aussi.

Tu as pu le constater si tu as fait partie d’une association.
Ou que tu fais encore partie d’une association.

Par exemple, en période de vacances, il y a très souvent des entrainements communs qui sautent.

Est-ce que pendant ce temps là, les membres vont aller courir seul ou en plus petit groupe ?

Quelques un oui.

Mais la majorité ne fera rien et attendra la reprise des entrainements.

Donc, oui, pour les sorties en groupe, mais à certaines conditions :

– Surveiller tes allures pour rester dans une zone proche

– S’entrainer aussi seul, car ce n’est pas une punition.
(et cela aussi renforce ton mental tout en t’apprenant la gestion de tes allures)

Maintenant, voilà 3 synthômes pour éviter le surentrainement.

Car on vient de le voir, c’est la cause des blessures dans ce groupe.

Il y a des signaux qui peuvent t’alerter si ton système va dérailler.

Je t’en propose 3 pour aujourd’hui.

– 1er symptôme :

Une augmentation du rythme cardiaque au repos et une tension artérielle élevée.

Maintenant, avec les dernières montres GPS qui possèdent le cardio au poignet et le suivi du sommeil, il est facile de connaitre ses pulsations au repos.

Si tu constates que ta moyenne est en train d’augmenter, c’est que tu rentres dans une fatigue passagère plus importante.

Tu vas devoir alors faire un petit tour de table mental et te poser ce genre de questions : mes entrainements me fatiguent-ils trop ?
Ma vie familiale ou professionnelle est-elle plus agitée qu’avant ? Est-ce que je dors bien en ce moment ?

– 2ème symptôme :

Un état de santé déficient (infections).

Si tu as tendance à tomber malade sans qu’il y est un virus dans les environs, cela peut aussi être dû à la fatigue excessive.

Un corps très fatigué va puiser dans ses réserves et ne pourra plus produire ses anticorps nécessaires pour se protéger.

Au-delà de te poser les questions ci-dessus, tu peux aussi t’interroger sur ton alimentation.
Pour savoir si elle t’apporte tous les nutritiments dont ton organisme a besoin.

– 3ème symptôme :

Des douleurs musculaires ou articulaires persistantes.

Être fatigué après un entrainement est tout à fait normal.

Avoir quelques douleurs peut aussi faire partie du processus normal.

Mais si tu as une douleur qui persiste sur une période assez longue (1 semaine par exemple), c’est qu’il y a quelque chose qui cloche.

Cela peut provenir d’un surentrainement, mais pas obligatoirement.

Ta façon de courir, ta gestuelle de course peuvent aussi entrainer des contraintes musculaires et articulaires.

Ces contraintes font que ton organisme va se mettre en mode « alerte » et qu’il va d’envoyer des signaux sous forme de douleurs.

Ce que tu dois savoir aussi sur le surentrainement ?

Le surentraînement ou « overtraining » est une accumulation de fatigue physique et psychologique.

Qui entraine une chute des performances chez le sportif.

Tu dois savoir qu’à chaque séance d’entraînement, le coureur soumet ses muscles à des efforts plus ou moins importants.

Et que cela nécessite une période de récupération.

Car le surentraînement intervient lorsque les muscles trop sollicités ne peuvent plus produire d’effort.

Et souviens-toi de ceci sur le surentrainement :

La principale cause du surentraînement chez le coureur reste tout de même un excès du volume des séances de course associé à une récupération trop courte ou de mauvaise qualité.

Demain, je te donnerai la réponse de Karine et je te dirais aussi pourquoi les applications running c’est de la merde en boite.
(et n’importe laquelle, il n’y en a pas une qui est supérieure à une autre)

En attendant, durant cette semaine exceptionnelle, tu peux changer ta façon de courir en adoptant la bonne méthode :

RUBIK !

Bon run

Jean-Marc, Coureur, Entraineur, Auteur

Nota : tu peux aussi recevoir 1 guide GRATUIT avec 1 conseil par jour en cliquant sur l’image ci-dessous :
(mais ta progression sera beaucoup moins rapide qu’avec la méthode Rubik)

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