Pourquoi les applications running c’est de la merde en boite…. (et pourquoi tes montres GPS ne font pas mieux !)

C’est la semaine qu’il te faut pour te transformer en meilleur coureur…

Hier, nous avions évoqué le message de Karine qui est blessée et qui a du mal à s’y remettre.

Elle n’est pas la seule dans ce cas, tout son groupe d’amis runners sont aussi blessés.

Et plus ou moins à l’arrêt.

Une des causes possibles avait été identifiée : le surentrainement.
(si tu as manqué le message d’hier, fais-moi signe pour que je te le renvoie)

Voilà son nouveau message après ma réponse personnalisée en audio :

« Bonjour,

Merci d’avoir pris du temps pour me répondre.

Mon marathon s est bien passé je prends les entrainements sur ******* l objectif entrainement 4 h 19 min atteint.

Oui je vais voir pour me faire soigner cette cheville vous avez raison..Après je reprendrais surement gout au running la j ai mal…. pas génial…

Sinon oui j ai fait du sur entraînement, car je voulais faire un deuxième marathon en décembre…. mais ma cheville genou hanche tout s est décalé… donc entrainement pour rien…!

Mes acolytes on également trop fait d’entrainement, je crois, et pas assez d’étirements.

Nous allons essayer de remédier à cela.

Encore merci à vous et bon week-end

Au plaisir de vous entendre a nouveau »

Les ******, c’est pour cacher le nom de l’application running utilisé par Karine.

Je ne suis pas là pour faire de la diffamation.

Mais je les range toutes dans le même sac.

Karine peut être fière d’elle.

Elle a réussi son objectif sur marathon.

Mais à quel prix ?

Nous sommes plusieurs mois après.

Et elle galère.

Elle va de blessure en désillusion.

Et pour sa date de reprise, elle n’est pas encore connue…

Rien de très jojo dans tout cela.

Aurait-elle pu faire aussi bien à son marathon sans mettre son corps en danger jusqu’à la rupture ?

J’en suis persuadé.

Mais clairement, l’application running ne t’aidera jamais à bien t’entrainer.

N’importe laquelle.
(attention, je ne dis pas que l’application running l’a blessée, je dis qu’elle ne détecte pas les comportements à risque)

Les applications running, comme les montres GPS, sont INCAPABLES de te guider correctement.

Je sais que je vais en surprendre plus d’un en disant cela.
(et que je vais à l’encontre de tout ce que disent les sites web et les pros du marketing sportif)

Pourquoi ?

C’est vrai, c’est pratique une application running ou une montre GPS.

Tu vas courir.

Tu rentres chez toi.

Ça se connecte directement sur ton compte.
Et tu as de magnifiques graphiques qui apparaissent.

Première erreur :

On te demande de toujours en faire plus.

Chaque fois que tu bats un de tes records, tu reçois des badges : kilomètre le plus rapide, plus longue distance à l’entrainement, nombre de marches montées, etc…

On te montre alors les badges restants.

Et depuis qu’il ont implanté les réseaux sociaux sur ces gadgets informatiques, c’est la course aux selfies.

Tu le vois très bien sur Facebook, tout le monde y va de son exploit.

Vas-y que j’affiche que je cours en footing alors que je suis à 14 km/h.

Vas-y que j’annonce que j’ai fait une sortie de 4 heures sans sourciller.

Même pas mal !

Et ces applications téléphoniques (sans oublier les montres GPS !) ont encore poussé le vice du jeu plus loin : les défis entre amis.

Tu peux maintenant lancer des défis à tes copains ou copines.

Faire le plus de pas dans la semaine.

Courir la plus longue distance sur une période donnée.

Cela est peut-être motivant, mais au final, cela va te nuire.

Car tu es toujours sur la brèche.

Tu en fais toujours plus.

Et tu as du mal à voir tes propres limites.

Deuxième erreur :

Avoir une confiance quasi totale dans ton application.

Je ne dis pas que c’est ton cas, mais tu es peut-être concerné.

Comme les montres, les applications t’ont trompé en t’annonçant que tu avais un coach personnel à ta disposition.

Ce n’est pas vrai.

Et tu le sais bien au plus profond de toi.

Tu sais que c’est simplement un algorithme, certes complexe, qui récite juste ce que l’on lui a appris.

Il est peut-être perfectionné.

Mais il a un gros défaut…

Un ÉNORME même.

Il est incapable de déterminer réellement ton ressenti.

Par exemple, si tu es fatigué par une journée de travail, et qu’ensuite tu vas courir, il va constater que tu es moins rapide.

Cet algorithme va alors en déduire que ton niveau de forme a baissé.

Jusque là, c’est normal.

Mais si t’es moins rapide parce que ton parcours a changé ?

Je t’invite à faire ce test.

Tu pars courir en commençant par une section plate.
La fois suivante, tu commences par une pente raide, qui peut même t’obliger à marcher.

Ta montre ou ton application va alors t’afficher que tu es moins en forme.

Alors que ce n’est pas vrai du tout.
C’est seulement que le parcours est différent.

Et si tu es moins rapide parce que tu as une douleur ?

Idem, l’application running va détecter que tu es moins en forme.

Alors qu’en fait, tu cours moins vite parce que tu as une petite douleur.

De plus, cet algorithme se base sur les variations de ta fréquence cardiaque ou le nombre de pas pour faire ces calculs.

Mais ce n’est pas forcément tout le temps juste.

Du moins, tu ne dois pas avoir une confiance aveugle.

Une étude menée à Toronto en 2015 a montré que les applications mobiles avaient en moyenne un écart de 5 % avec le podomètre traditionnel.

Dans le lot, j’ai vu une des applications les plus utilisées au monde qui avait 10 % d’erreurs !

Sais-tu que des utilisateurs de bracelets FitBit ont ainsi dénoncé en justice l’imprécision de bracelets connectés censés mesurer la fréquence cardiaque ?
(si tu le souhaites, je t’envoie l’article en question)

3ème erreur :

Croire que l’application fait tout et qu’elle est capable de te sortir un programme personnalisé.

Tout d’abord, courir avec une application running ou une montre GPS ne te dispense pas de connaitre le BABA des runners.

Il y a de nombreuses clés à connaitre et à appliquer pour progresser en course à pied : connaitre ses allures, progressivité dans l’effort, soigner la récupération, faire un effort sur la nutrition.

Et des erreurs fatales que tu dois éviter : toujours courir plus vite que son niveau actuel, ne pas être sensible aux signaux d’alerte, vouloir en faire toujours plus en rajoutant des activités sportives, ne pas tenir compte de son passé sportif…

Si Karine ou ses amis blessés en sont arrivés à ce point, c’est que certaines bases n’ont pas été respectées.

Et puis, beaucoup de coureurs se blessent. Environ 70 % selon une étude.

Si les applications running ou les montres GPS étaient si performantes pour tout analyser, pourquoi ce pourcentage est toujours énorme ?

Les applications running sont incapables de déterminer correctement si tes entrainements sont réellement bons pour toi.

Par contre, un entraineur, un coach, lui il sera en mesure de le faire.

Comme ici, dans la méthode Rubik.

Demain ?

Je vais te parler du test du flamant rose.

Il est grand temps de passer à la vitesse supérieure.

Et de te donner quelques armes pour progresser en toute sérénité.

Sans risquer la blessure ou le surentrainement.

Sans que tu sois trompé par ton application running ou ta montre GPS.

Bon run

Jean-Marc, Coureur, Entraineur, Auteur

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(mais ta progression sera beaucoup moins rapide qu’avec la méthode Rubik)

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