Comment devenir un radin de la course à pied ?

Définition Wikipédia :

« Historiquement, le terme “radin” désigne d’une manière péjorative une personne avare, comme Arnaud, c’est-à-dire qui a de l’argent mais refuse de le dépenser, même quand c’est utile.

Le personnage a été caricaturé par Molière sous les traits d’Harpagon, dans la pièce de théâtre L’Avare, ou par Balzac dans son roman Eugénie Grandet.

Le héros de dessins animés Picsou, créé par Carl Barks pour les studios Walt Disney, a également répandu une image négative du radin : celle d’un homme qui amasse et garde tout son argent. »

Mais je ne vais pas te parler de cette forme de radin aujourd’hui…

Je ne vais pas te parler de ceux que j’appelle les chasseurs de gratuit.

De ceux qui cherchent le plan d’entrainement gratuit, les dernières infos ou la méthode ultime sans rien débourser.

Ceux-là préfèrent se payer 1 mars ou une autre barre chocolatée plutôt que d’investir sur eux-mêmes.

Ceux-là ne m’intéressent pas parce qu’ils n’arriveront jamais à exploiter tout leur potentiel.

Non, je veux que tu sois un radin de la course à pied.

Mais dans le bon sens…

Lequel ?

En devenant plus économe quand tu cours.

Car ça va te permettre d’augmenter ta capacité à restituer une certaine qualité d’effort sur une période prolongée.

Il te faut apprendre à courir à moindre coût.

Vois ceci comme si tu étais obligé d’économiser l’essence de ta voiture pour faire face à la taxe carbone.

Comme si ta voiture devait consommer 4 L aux 100 kilomètres au lieu des 6 L habituels.

Comment devenir plus économe ?

Il existe plusieurs axes possibles de développement.

Dont l’un d’entre eux est le renforcement musculaire.

Souvent négligé chez les coureurs à pied, le travail de renforcement musculaire est pourtant très intéressant pour améliorer les performances.

Car si tu as plus de force à chaque foulée, tu seras plus économique.

Tu vas alors être capable d’aller plus vite sans forcer davantage.

Tout en diminuant le temps d’appui au sol et en restituant mieux ta force énergétique.

Tu as peut-être déjà connu cette situation :

Tu as les jambes lourdes après avoir atteint une certaine distance.

Tes fibres musculaires sont fatiguées.

Tes jambes ne répondent plus et tu as la désagréable sensation de ne plus avancer.

La fin du parcours devient un véritable calvaire.

Est-ce dû à une panne d’approvisionnement en glycogène ?

Possible.

Es-tu parti trop vite et tu le payes maintenant cash ?

Peut-être.

Mais sais-tu ceci :

Un programme spécifique de musculation ou de renforcement musculaire te permet d’augmenter la résistance de tes membres inférieurs.

Et d’augmenter les réserves de glycogène dans les fibres lentes.

Par ricocher, ça agit directement sur l’amélioration des facteurs limitants de la performance.

Parce que tes muscles seront plus résistants à la fatigue et disposeront de réserves de glycogène plus importantes.

Au final, tu vas être plus en mesure de conserver une contraction musculaire efficace en fin de course et de maintenir ta vitesse de croisière.

Je différencie musculation et renforcement musculaire en fonction du niveau des athlètes.

La musculation « lourde » sera une bonne option pour ceux ou celles qui ont déjà atteint des niveaux de performances très élevées.

Et qui ont besoin d’aller chercher d’autres limites.
(dans le but uniquement de progresser en course à pied et d’améliorer les chronos)

De nombreuses études scientifiques récentes montrent un impact positif de la musculation sur la performance en course à pied sur des athlètes de tout niveau.

Comme celles des chercheurs de l’Université de Sao Paulo dont je te parlerais plus en détail demain.

Alors, pourquoi s’en priver ?

Par contre, tu ne dois pas le faire n’importe comment.

Ni n’importe quand.

Comment réussir ton renforcement musculaire ?

Premièrement, tu ne dois pas le faire en même temps qu’un autre objectif.

Par exemple, vouloir faire du renforcement musculaire tout en préparant une compétition.

L’idéal est de te ménager une période spécifiquement dédiée à cela.

Plus efficace et plus productif pour toi plutôt que de courir 2 lièvres en même temps.

Ensuite, lorsque tu as défini cette période où tu vas te concentrer à rendre plus fort tes muscles, tu réserves 2 de tes entrainements dédiés à cet objectif précis.

Cela peut être une séance spécifique tournée autour de ce thème.

Ou à l’incorporant dans une séance plus globale.

Par exemple, tu peux faire un échauffement de 20 minutes, puis tu enchaines avec ces exercices de renforcement musculaire.
Pour continuer après sur une séance classique avec du travail d’allure.

Ou bien tu peux incorporer ces fameux exercices dans une sortie d’endurance.

(Pense aussi aux escaliers qui font participer à ton renforcement musculaire de façon très ludique tout en renforçant ton cardio…
… Les variantes sont très nombreuses)

Enfin, savoir les gestes et techniques que tu dois faire qui vont te permettre d’être plus fort.

Tu n’as pas besoin d’aller t’enfermer dans une salle de musculation !

Ni d’acheter du matériel couteux.

Tu as un des numéros du Mag des Coureurs qui est consacré entièrement à ce sujet.

Si cela t’intéresse, tu peux le récupérer avec d’autres numéros sur cette page uniquement :

Mag des Coureurs

Tu peux y aller si tu as compris que suivre uniquement un plan d’entrainement ne fait pas tout.

Que ta progression passe forcément par d’autres petits trucs simples à mettre en place dans ton quotidien de runner.

Avec l’ensemble des numéros du Mag, tu as l’essentiel de ce que tu as à savoir sur la course à pied.
(plus besoin de vouloir d’abonner à un magazine running classique)

Avant même de chausser tes chaussures.

Sauf si tu es Harpagon ou Picsou…

Bon run

Jean-Marc, Coureur, Entraineur, Auteur

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(mais ta progression sera beaucoup moins rapide qu’avec les numéros du Mag des Coureurs que je te propose ci-dessus)

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