3 erreurs d’avant-course qui peuvent déboucher sur ton échec

Un petit grain de sable peut gâcher ta compétition.
Quelle que soit la distance sur laquelle tu t’alignes.
Et quel que soit ton niveau.

Une fois la déception passée, et la frustration de la mauvaise performance digérée, tu dois te demander ce qui s’est passé.

Pour éviter des erreurs qui fatalement reproduiront les mêmes effets.

Car tu le sais, si tu continues à appliquer ta routine actuelle alors que tu es dans l’échec, sans rien changer, il y a de très grandes chances pour que cela continue un long moment.

Aujourd’hui, je ne te parle pas d’entrainement.
(enfin presque)

Voilà maintenant 3 erreurs qui vont plomber à coup sûr la réalisation de ton objectif si tu n’y prêtes pas attention.

La première erreur ?

Ne pas avoir observé une période d’affûtage (tapering en anglais) pour arriver frais physiologiquement et psychologiquement au départ de l’épreuve.

La durée de cette période est proportionnelle à la longueur de l’épreuve. Avant un marathon, il est conseillé de « couper pendant 2 semaines.

Pour un ultra-trail, cela pourra monter jusqu’à 4 semaines !
Mais en général, c’est souvent 3.

Vouloir se rassurer par une dernière séance trop longue à J-7 est une grave erreur.

La deuxième erreur ?

On l’a tous commise.
Plus d’une fois même.

Sur la ligne de départ, nous sommes très enthousiastes.
Et très excités. On a envie d’en découdre.

Et on part trop vite, on se brûle les ailes rapidement.

Sur une distance courte, on va le payer, mais on a de grandes chances de finir la course.

Sur des distances plus longues, c’est plus compliqué.

Beaucoup d’abandons sont dus à un départ trop rapide.

D’ailleurs, dans le Mag des Coureurs n° 6, j’avais interviewé Julien Jorro, et il avait pointé cette erreur fréquente chez les trailers.

La troisième erreur ?

Ne pas avoir établi de stratégie de course.

Sur trail long, et encore plus sur ultra, ta gestion régulière de l’intensité de l’effort est la clé de ta performance.

Sans faire une analyse poussée comme le ferait un scientifique de la NASA en observant une étoile, tu peux quand même y réfléchir un peu.

Tu peux par exemple, reconnaitre les principales difficultés qui t’attendent en regardant le road book de la course.

Tu peux aussi noter les points de ravitaillement qui te serviront de repères le jour J.

Et tu peux aussi te renseigner sur les ravitaillements, de quoi ils sont composés.

Et si tu vois la présence de produits que tu ne connais pas, essaye alors de les tester lors de tes entrainements.

Et côté entrainement ?

Je n’ai pas besoin de trop t’en parler aujourd’hui.

Car tu as des entrainements efficaces pour trailer sur cette page.

Bon run
Jean-Marc, Coureur, Entraineur, Auteur
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